Leguideinfo.net : C’était à l’occasion de la présentation des activités de 2024 de l’ONG Femmes Développement et Droits Humains en Guinée. Première cible, les étudiants de l’université Général Lansana Conté de Sonfonia. Au-delà de cette présentation, de ce projet ambitieux une sensibilisation sur les droits des femmes et filles y compris celles en politique y est inclue. Forte d’une crédibilité auprès des institutions, l’ONG F2DHG s’est fait une réputation sur le terrain à travers son combat pour les droits des femmes notamment. Ce projet a été financé par l’UNFPA réalisé par F2DHG en partenariat avec le ministère de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables à travers la Direction nationale de la promotion féminine et du genre. 👇
Conférence, table ronde, formation, sensibilisation et monitoring voilà ce que l’ONG F2DHG se fixe comme objectif. À l’université de Sonfonia, les étudiants ont animé la conférence. Ils ont posé des questions et ont donné leurs points de vues. Des points de vues parfois tranchés.
Heureusement, la loge officielle était garnie. Moussa Yero Bah, présidente de l’ONG F2DHG honorable Aïssata Daffée, Mamadou Aliou Diallo rejoint plus tard par Madame Traoré Fatoumata Directrice nationale de la promotion féminine et du genre ont tenu la fougue des étudiants.
Moussa Yéro Bah et ses statistiques, ses encouragements, sa présentation des activités ont capté l’auditoire.
Honorable Aïssata Daffé a partagé son vécu en famille, son parcours scolaire en Guinée et en Allemagne. Étudiante, elle avait coincé un professeur visiblement « raciste » à la direction. En politique, elle ne s’est pas laissée dominer par les hommes. Pour deux raisons : sa fougue et le temps qu’elle s’est donnée. Ce qui n’est pas le cas de plusieurs femmes dans différents services qui attendent ‘’un plat servi’’. La passivité ne paie pas, dit-elle. « Ne laissez pas vos droits vous filer entre les doigts !»
Mamadou Aliou Diallo a une pédagogie hors paire. Il parle doucement. Des gestes qui vont avec ce qu’il vous dit. Cohérent, il dit que l’État Guinéen n’empêche pas l’émancipation des femmes. Aucun poste de responsabilité n’est interdit aux femmes. Mais attention l’émancipation ne voudrait pas dire le déni des valeurs culturelles a -t-il prévenu.
La directrice nationale de la promotion féminine et du genre à fait sienne de tous les arguments avancés plutôt. Elle demande aux étudiantes de bousculer pour se frayer un chemin.
Compte-rendu : Mamadou Sadio Baldé
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