Leguide.info : c’est une grande première pour le président du comité de stratégie du projet Simandou de prendre la parole devant les Conseillers Nationaux ce samedi, 3 février 2024. Djiba Diakité s’exprimé pendant près de 20 minutes pour retracer le parcours du projet Simandou. Il révèle qu’avant la Guinée ne combattait pas à armes égales dans les négociations avec les partenaires. Aujourd’hui le mal est réparé. Le rêve est possible dit-il. « La CBG cette année ça fait 60 ans qu’ils sont en Guinée nous n’avons pas vu les traces d’une raffinerie, oui c’est vrai ça c’est un exemple d’illustration, mais il y en a plusieurs autres », regrette le ministre directeur de cabinet à la présidence de la République de Guinée qui déclare qu’ils ont appris de leurs erreurs du passé.
« Le rêve est possible même au paradis. La Guinée c’est notre paradis. Nous allons nous battre jusqu’à nos derniers souffles pour défendre les intérêts vitaux de ce pays. Ceux qui ont l’opportunité ce projet de près, de 18 mois voire plus, ont vu le chef de l’État prendre des décisions très difficiles. Je peux vous l’avouer en tout cas moi qui ai la chance de le côtoyer au quotidien. Décider d’arrêter les travaux avec un nombre important d’employés sur le terrain, pas qu’une seule fois, deux fois. Grâce à son leadership, sa grande capacité à faire travailler même ceux qui ont des intérêts divergents, aujourd’hui nous pouvons l’affirmer qu’il y a une meilleure compréhension de toutes les parties prenantes sur ce projet », soutient le Ministre Djiba Diakité.
Il poursuit en vantant le mérite du CNT. Pour lui, si les guinéens se mettent ensemble ils peuvent valablement défendre leur intérêt.
« L’argent que nous avons besoin de dépenser par an se situe entre 3 et 4 milliards de dollars pas plus. Nous sommes en 2024 et le plus grand projet minier au monde se trouve dans notre pays. Nous sommes en transition. Consortium des groupes internationaux qui travaillent partout dans le monde décident d’injecter entre 15 et 20 milliards de dollars dans notre économie. Je pense que c’est aussi l’illustration de confiance à notre chef d’État et aux guinéens… Maintenant c’est bien beau de dire que le plus grand au monde se trouve en Guinée c’est très bon et très vendeur. Mais nous ce qui nous préoccupe c’est d’aller au-delà de ça. Oui le plus grand projet minier au monde mais pour quel impact ? », s’interroge-t-il.
L’impact doit à court, à moyen et à long termes annonce-t-il. « Je peux garantir avec certitude que nous avons fait de tel sorte que ces documents reflètent les intérêts vitaux à court, moyen et long terme pour le plus grand bonheur du peuple de Guinée », promet Djiba Diakité et son équipe.
Sur le volet éducation, le projet se vante également d’y investir son énergie. « Le contenu local c’est trois accès : il faut qu’on garantisse comment donner du travail à nos concitoyens et comment donner des opportunités de business aux entrepreneurs guinéens ? Il faudrait également garantir le transfert des compétences et de technologies. La mise en place d’une plateforme unique que nous appelons SIMANDOU ACADÉMIE. Cette plateforme unique formera l’expert mondial de bombe atomique, ingénieur guinéen bien évidemment jusqu’au dernier ouvrier qualifié » annonce le patron du comité stratégique du projet Simandou.
L’autre aspect non négligeable de sa prise de parole, c’est bien sûr le pourcentage qu’a obtenu la Guinée dans les négociations.
« Le comité stratégique du projet Simandou a fait un travail de fond sur le leadership du chef de l’État, le projet suit des étapes. C’est un projet où l’expertise guinéenne nous n’avons pas. Nous nous sommes fait accompagner par des grands cabinets internationaux, parce que la plupart du temps, les grands groupes quand ils viennent chez nous, ils sont bien accompagnés, ils sont bien armés. On ne combat pas à armes égales et donc nous sommes allés aussi chercher des cabinets de renommer de même standing que les partenaires industriels mais cette fois avec quelque chose de très astucieux. Avant le projet Simandou l’État avait zéro % avec l’effet de compréhension nous avons obtenu au moins 15 % de part de l’État maintenant avec ces 15% nous sommes parties prenante du projet. Eux, leurs ingénieurs conseillers, les grands juristes qui sont dans le monde, ils ne les paient pas de leurs poches, c’est le projet qui les paie. Nous avons dit nous aussi nous prendrons les mêmes cabinets de même calibre mais nous ne paierons pas, l’État déboursera zéro franc c’est le projet qui paye, parce que finalement nous aussi actionnaires », révèle Djiba Diakité au terme d’une longue prise de parole.
Mamoudou Boulléré Diallo, +224 621 65 15 73