Leguideinfo.net : Les employés de la société HENANCHIE, chargée de la réhabilitation de la route nationale Kankan-Conakry, battent le pavé. Ils partent en grève pour dénoncer des conditions de vie et de travail difficiles. Premières conséquences, les travaux sont à l’arrêt. Ils exigent d’être rétablis dans leurs droits et en protection totale contre les représailles.

Tous les engins sont immobilisés et les protestataires se présentent devant le siège de l’entreprise, pour exprimer leurs désarrois avec le slogan : « Nous travaillons comme des esclaves !»
« Personne ne sait combien il gagne ici. On peut recevoir 300 000, 400 000 ou 200 000 GNF, selon l’humeur de l’employeur. Avant, on commençait à 7h, maintenant c’est de 6h jusqu’à 18h. Si on se blesse, c’est notre problème, personne ne s’en soucie. Un collègue a eu la jambe écrasée par des briques ici, ils l’ont traité comme un chien ! Nous réclamons un salaire fixe, des équipements de protection et un jour de repos par semaine », revendique Mohamed Kourouma, l’un des grévistes.

Chauffeur au sein à HENANCHIE, Kaba Konaté exprime son mécontentement.
« Nous sommes traités plus durement que les esclaves de Samory ! Ailleurs, un chauffeur gagne 3 millions, ici c’est à peine 1 million GNF. Et encore, on nous prélève des sommes injustifiées. Le mois dernier, sur 900 000 GNF, je n’ai reçu que 450 000 ! Si un accident survient, c’est nous qui payons les frais. Nous exigeons un contrat en bonne et due forme ! » martèle le gréviste.