Leguideinfo.net : ce mardi, 10 septembre 2024, l’ambassade des États-Unis en République de Guinée a procédé au lancement d’un atelier stratégique du renforcement de capacité de leadership féminin en faveur de la structure : « La Guinéenne en Politique ». La cérémonie d’ouverture a été présidée par le diplomate américain, Troy Damien Fitrell entouré de la représentante, résidente de PNUD en Guinée. Il s’agira de « Coacher les Leaders et Engager la Nation ». C’est une série d’ateliers qui va couvrir l’ensemble des régions administratives du pays et touchera une centaine femmes de différents partis politiques membres de la LGP, indique sa présidente Hadja Makalé Camara.
« Je suis très heureux d’être ici pour renforcer la capaciter de la femme guinéenne dans le monde politique. Le leadership de la femme guinéenne est important. Partager l’expérience des institutions c’est une grande opportunité », lance le diplomate Troy Damien Fitrell avant de déclarer ce qui suit : « J’ai adoré ma mission en Guinée. Les campagnes, les sites dans les campagnes dans les régions. J’adore ce pays. J’adore les Guinéens », clame-t-il.
Dr Amata Sangho DIABATÉ, représentante, résidente de PNUD engage son institution en faveur de la promotion des femmes guinéennes. « Le PNUD sera et restera à côté du gouvernement guinéen et de ses partenaires pour l’émancipation de nos sœurs guinéennes. Nous serons côte-à-côte avec l’ambassade des États-Unis, pour vous appuyer tout le long de cette formation et (vous apporter) tout ce dont vous avez besoin et que nous pouvons donner », promet-t-elle.

La présidente de La Guinéenne en Politique reconnait la capicité d’abord la femme rurale guinéenne avant de s’engagée a usée de toute sa force pour la sérénité dans ces séances de rémise à niveau.
« Je suis très très ravie d’être revenue sur place ici pour continuer la formation avec les ateliers qui auront lieu ici à Conakry toute la semaine et puis en campagne dans les quatre coins de votre cher pays. Je suis très ravie de pouvoir travailler avec des femmes leaders comme la présidente Makalé Camara. On a toutes les capacités déjà dans la vie au quotidien mais c’est vraiment les compétences en matière de l’espace public notamment en politique qu’il faut avoir des connaissances approfondies et c’est un grand honneur pour moi d’y faire partie pour partager approfondir à des connaissances et des compétences notamment en matière de communication politique. C’est important de prendre la parole, de faire savoir son point, ses idées, comment on peut aider et gérer un pays tel que la Guinée, notamment en période de transition ? », annonce le formateur Arnaud Kurzé.

« L’année dernière déjà c’était exactement à la même date. En septembre nous avons fait des formations sur le leadership et les formations sur la prise de parole en public. La formation sur la communication digitale, le renforcement de capacité comme mener une campagne politique puisque nous sommes des femmes politiques. Cette année c’est un approfondissement. Nous avons non seulement passé à revue tous ces thèmes que je viens de citer. Mais au-delà de ces termes, nous allons approfondir la résolution de conflits. Pourquoi la résolution des conflits? Nous sommes quand même en période de transition. Les femmes ont besoin d’outils pour pouvoir pacifier ce pays. Comme elles ont l’habitude de le faire, je ne peux pas rentrer dans l’histoire. Mais il savait que les femmes de Guinée ont pour habitude de s’investir de se mettre au chevet de la République. Quand ça ne va pas chez nous, c’est nous qui marchons dans toutes les institutions, les partis politiques, la société civile pour nous calmer. Donc cette notion de résolution de conflit, ne vieillit jamais c’est une notion actuelle », explique Hadja Makalé Camara, présidente de La Guinéenne en Politique.

Elle ajoute que cette formation va toucher une centaine de femmes guinéennes qui aspirent faire la politique afin de les préparer à affronter le terrain jadis occupé généralement par les hommes.
« En tant que femme politique, c’est important pour nous de savoir comment est-ce que les ressources de ce pays sont gérées. Donc nous allons nous intéresser à la macroéconomie pour pouvoir vraiment continuer à nous informer et à nous investir pour les prochaines élections. Parce que pour que vous puissiez prendre la parole devant le public, il faut être informé. Ceux qui n’ont pas l’information ne doivent pas prendre la parole pour raconter du n’importe quoi », prévient l’ancienne candidate à la présidentielle guinéenne en 2020 sous les couleurs du parti FAN.
Elle souhaite que les femmes se mobilisent davantage afin de briguer les postes de prise de décisions.
Mamoudou Boulléré Diallo et Mamadou Sadio Baldé
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