Leguide.info : Sékou Jamal PENDESSA est condamné mais libre. C’est-à-dire, il a été condamné au temps en prison, soit un mois six jours. La défense a déjà laissé entendre qu’elle va se pourvoir en cassation pour la décision. Pour rappel, c’était le 23 février dernier que secrétaire général du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) a été condamné, au tribunal de première instance avant ce procès en appel qui le remet en liberté.
« Statuant publiquement par arrêt contradictoire à l’encontre des parties en matière correctionnelle sur Appel et en dernier ressort, après en avoir délibéré en la forme reçoi l’appel du prévenu et celui incident du Ministère public. Au fond, sur l’action publique, reforme le jugement N° 093 rendu en date du 23/02/2024 par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Statuant à nouveau déclare Sékou Jamal Pendessa coupable de délit de provocation direct à un attroupement non armé, ni suivi d’effet. Pour la répression, le condamne à trois mois d’emprisonnement dont un mois six jours ferme et le reste assortie de sursis, et à 500.000 GNF d’amende. Le condamne au dépend en application des dispositions des articles 1022, 135, 632 du code pénal, 548, 599 du code de procédure pénal », décide la présidente Hadja Fatou BANGOURA.
Poursuivant, la défense un peu satisfaite, un peu amère. Elle se réjouit de voir son client rejoindre sa famille et regrette une condamnation qui ne devrait pas exister. Par conséquent, elle va se pourvoir en cassation devant la cour suprême.
«C’est un sentiment mitigé. Nous avons relevé appel contre la décision en première instance et le parquet a relevé appel ce qui signifie que c’était une mauvaise décision. La Cour nous a suivi et la décision a été reformée. Notre client avait été condamné en première instance pour six infractions. À la Cour d’Appel, la Cour n’a retenu qu’une seule infraction, la provocation directe à un attroupement non armé, ni suivi d’effet. Même cette infraction là n’existe pas. C’est une façon de soigner un peu l’image de la justice. C’est-à-dire le laisser partir, c’est baisser la tête. Sinon en réalité il n’y a aucune infraction. Et finalement seconde victoire, ce qu’il a été condamné au temps mi, comme pour se tirer d’affaires. C’est pourquoi, il rentre avec nous. Mais, nous exerçons le pourvoi en cassation pour ne pas que son casier judiciaire soit entamé. Que la Cour suprême casse et annule cette décision, parce que c’est un innocent qui a été condamné », promet l’avocat Me Salifou BEAVOGUI.
L’avocat invite les magistrats à faire preuve de professionnalisme dans le traitement des dossiers quand les citoyens sont privés de liberté. Sékou Jamal Pendessa sera forcément attentif de l’issue de la décision de la Cour Suprême pour que son honneur soit lavé dans cette affaire.
Mamoudou Boulléré Diallo