Leguide.info : les guinéens se réveillent avec des nouveaux tarifs sur le marché. Le plus remarquer c’est le cas du sac du riz. L’un des aliments les plus consommés dans en République de Guinée. Les citoyens ne comprennent pas cette situation. Et beaucoup craignent qu’elle s’empire. L’addition est déjà salée avec la restriction d’accès à l’internet, le délestage et la crise que traversent les entreprises de presse. Dans les rues de Conakry et dans les médias, c’est le débat du jour.

« Le prix du riz a augmenté en Guinée. Qu’ils nous aident pour l’amour de Dieu. Les prix du riz augmentent et l’argent a disparu, c’est très difficile. Nous avons une grande famille. Il nous arrive de ne pas avoir à manger. C’est le mois de ramadan qui arrive comme ça et on n’a pas d’argent et pas d’espoir. Qu’ils se battent pour diminuer cette souffrance », se lamente la mère de famille, Bountou Rabi Soumah.
« Le gouvernement guinéen doit nous aider. Ça ne va pas du tout. Le prix du riz était déjà cher et maintenant j’apprends qu’ils augmentent le prix, c’est une inquiétude de trop. Cette année est plus difficile que les deux années précédentes, donc ça ne va pas. Avant on pouvait payer la popotte à 30 000 GNF s’il ya le sac de riz à la maison mais en ce moment pour bien manger il faut débourser 60 voire 100 000 GNF », s’inquiète le chauffeur Boubacar Camara.

« Le gouvernement nous a dit de vendre le sac de riz à 330 000 GNF nous les grossistes. Nous respectons cela. Mais nous voulons que le prix baisse c’est dans ça que nous trouvons notre salut. Nous savons tous que le moment est difficile. Ceux qui peuvent agir afin que les prix baissent doivent nous aider. Si nous vous entendez 350 000 GNF, ce c’est qui prennent ici et partent à Kindia ou Coyah ne peuvent pas vendre à 330 000 GNF et s’en sortir. Nous ici nous ne diminuons pas mais nous n’augmentons pas non plus sur les 330 000 », jure Elhadj Ousmane Bailla Barry, commerçant au grand marché de Madina, le plus grand centre de négoce du pays.

Tout ça dérange l’union pour la défense des consommateurs de Guinée. l’organisation monte au créneau pour dénoncer une volonté d’imposer des prix aux guinéens. Leur président déclare d’ailleurs que le gouvernement pouvait agir autrement.
« Nous avons été invités par la ministre du commerce lundi dernier. Nous avons été très clair, nous avons dit de sursoir à toute augmentation du prix. Mais tout ce nous a dit là-bas n’a été que de façon verbale. Jamais ils ne nous ont montré un document. Nous avons demandé d’aller la réglementation de tous les prix de biens et services. Il ne faudrait pas seulement qu’on cible les produits et qu’on essaie de plafonner et laisser les autres. Nous avons dit aussi au ministre de demander à ces opérateurs économiques de publier la masse de commerce et aussi d’élargir pour uniformiser les prix sur toute l’étendu du territoire national. Mais à notre grande surprise, nous avons vu presque chaque préfecture a prix publier par le ministère du commerce », s’étonne M’bany Sidibé, président de l’union pour la défense des consommateurs de Guinée.

Cette augmentation entraîne déjà des spéculations sur le marché. Et chacun revend comme bon le semble. Et c’est ce qu’il faut éviter déclare l’union pour la défense des consommateurs.
« Bien sûr que le gouvernement a plafonné ces prix mais nous notre position est claire là-dessus, nous n’allons pas nous associer à cela. Nous ne pouvons pas aller à l’encontre des intérêts des consommateurs. Nous voulons que les prix à Conakry soient les mêmes dans tout le pays comme ça se fait ailleurs. Dans les jours avenir nous allons encore déposer notre mémorandum et amener le gouvernement a respecté cela », promet M. Sidibé.
Le niveau de vie n’est pas proportionnel à la réalité du marché. « On veut comparer les pays alors qu’on n’a pas la même réalité. Prenez le niveau de salaire en Guinée, prenez le revenu des guinéens, est-ce que les prix qu’ils en train de fixer là les guinéens peuvent tenir, moi je dis non. Imaginez lorsqu’un sac de riz se retrouve à 340 000 GNF, le concessionnaire va dire mais attention le riz a augmenté moi aussi je vais augmenter mon loyer. Est-ce que le gouvernement a des outils nécessaires pour barrer à toutes ces augmentations ? », s’interroge le défenseur des consommateurs.
Personne ne peut dire que les prix ne montent pas, mais le problème en Guinée dès que ça monte, ça ne baisse jamais, constate M. Sidibé, qui pense qu’il faut obligatoirement maîtriser la structure des prix pour pallier aux problèmes guinéens. Il garde néanmoins espoir qu’un changement positif va intervenir d’ici au mois de ramadan.
Mamoudou Boulléré Diallo