Leguide.info : en marge de la présentation de la loi des finances rectificative 2023, le président du CNT a mentionné la position qu’occupe la République de Guinée dans le cadre de la monnaie unique africaine. il à souligner que son pays a un rôle important à jouer en tant que lien entre la zone ZMAO et la zone CFA dans le cadre du projet de la monnaie unique ouest-africaine.
Peu avant il a déclaré ceci : Malgré une croissance récente de notre PIB, passant de 16,09 milliards de dollars en 2021 à 20,50 milliards de dollars en 2022, il reste inférieur au tiers du PIB de la Côte d’Ivoire et du Ghana, tous deux dépassant la barre des 70 milliards de dollars.
Un autre aspect à considérer est notre faible pression fiscale actuelle, qui se situe à 12%, soit 6 points de moins que la moyenne régionale. Il est impératif de maintenir une trajectoire ascendante pour atteindre la moyenne régionale d’ici 2026.
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Mesdames et Messieurs ;
Mesdames et messieurs les Représentants des institutions de la République ;
Distingués membres du CNRD, du cabinet du Chef de l’État ;
Honorables Conseillers nationaux ;
Mesdames et messieurs les membres du gouvernement ;
Madame la Gouverneure de Conakry ;
Messieurs les maires ;
Mesdames et Mesdames les membres du corps diplomatique, consulaire et représentants d’organisations internationales ;
Partenaires du secteur privé, de la société civile, du syndicat et des organisations socioprofessionnelles et chambres consulaires ;
Mesdames et messieurs ;
Je tiens à saluer l’assemblée composée de membres éminents du CNRD, d’Honorables Conseillers Nationaux, de membres du cabinet présidentiel, de membres du gouvernement, de représentants des instances financières et diplomatiques, ainsi que de nombreuses autres personnalités présentes aujourd’hui.
Je tiens à rappeler que conformément à l’article 15 de la Loi Organique Relative aux Finances (LORF), nous avons récemment mené le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) du 16 au 28 août 2023.
Cela a marqué une étape importante dans notre engagement continu pour améliorer la gouvernance financière en Guinée.
Au fil du temps, la Guinée a entrepris une série de réformes significatives, notamment l’adoption de la Loi Organique Relative aux Lois de Finances (LORF), l’approche pluriannuelle de la préparation budgétaire, illustrée par les Documents de Programmation Budgétaire Pluriannuelle (DPBP), dont le dernier, couvrant la période 2024-2026, a été présenté lors de la récente plénière du 16 août 2023.
De plus, nous avons travaillé à formaliser la chaîne de planification, englobant la planification, la programmation, la budgétisation, le suivi et l’évaluation (PPBSE).
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L’objectif de cette chaîne est de fournir des réponses mieux structurées aux défis actuels et futurs du développement socio-économique de notre pays.
Le Document de Programmation Budgétaire Pluriannuelle DPBP reflète notre engagement envers une approche pluriannuelle de la préparation budgétaire, favorisant une cohérence accrue entre le budget annuel et les plans de développement à long terme.
Cela, conformément à l’article 15 de la Loi Organique Relative aux Lois de Finances (LORF), vise à offrir une meilleure visibilité à moyen terme des finances publiques, tant pour la représentation nationale que pour nos citoyens.
Ce document de planification, une fois adopté, nous permet d’analyser, en toute transparence et responsabilité, comment le Cadre des Dépenses à Moyen Terme CDMT décompose le volet des dépenses du Cadre Budgétaire à Moyen Terme CBMT dans les principales catégories sectorielles, ce qui nous aide à définir des priorités budgétaires cohérentes avec nos politiques publiques.
Chers Honorables Conseillers Nationaux, nous entamons aujourd’hui, le 8 septembre 2023, l’examen du Projet de Loi de Finances Rectificative (PLFR) 2023, conformément à l’article 50 de la LORF. Ce projet tient compte de l’exécution budgétaire jusqu’à fin juin 2023.
L’examen portera sur trois points majeurs : tout d’abord, une analyse de l’exécution budgétaire jusqu’à fin juin 2023 ; ensuite, les éléments justificatifs du PLFR 2023 ; et enfin, les grandes masses budgétaires du PLFR 2023.
Les éléments justificatifs du PLFR 2023 englobent des changements notables survenus depuis l’adoption de la Loi de Finances Initiale (LFI) 2023, notamment une légère augmentation du taux de croissance de 0,4 point de pourcentage, passant de 5,7% à 6,1%, selon la revue du cadrage macroéconomique d’avril 2023.
Nous avons également constaté une baisse des recettes douanières, des efforts accrus de la Direction Générale des Impôts pour mobiliser les ressources intérieures, une appréciation significative de notre monnaie nationale entraînant une réduction du service de la dette extérieure, ainsi que des virements et transferts de crédits en faveur de certains ministères, entre autres.
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En ce qui concerne les grandes masses budgétaires du PLFR 2023, nous observons des recettes totales excédant de 4,01% l’objectif initial de la LFI 2023, ainsi que des dépenses totales dépassant de 2,64% l’objectif initial de la LFI 2023. Ces dépenses englobent les dépenses courantes, le budget des investissements, et d’autres éléments, contribuant à un solde budgétaire révisé.
Je tiens à souligner que les chiffres, les indicateurs, ainsi que les réformes et l’approche en matière de gouvernance financière que j’ai évoqués sont globalement satisfaisants. Ils nous permettront de tirer profit du potentiel résultant de notre récente montée en tant que pays à revenu intermédiaire.
Je tiens également à revenir sur les principes fondamentaux que j’ai mentionnés lors de l’ouverture du Débat d’Orientation Budgétaire : la transparence, la responsabilité sociale, la priorisation, l’alignementstratégique, la flexibilité, l’adaptation à notre nouveau statut de pays à revenu intermédiaire, la gestion rigoureuse des ressources, l’inclusion et la participation.
Cependant, je voudrais aujourd’hui insister sur notre ambition légitime d’aspirer à devenir la deuxième économie de l’Afrique de l’Ouest, après le Nigeria.
Malgré une croissance récente de notre PIB, passant de 16,09 milliards de dollars en 2021 à 20,50 milliards de dollars en 2022, il reste inférieur au tiers du PIB de la Côte d’Ivoire et du Ghana, tous deux dépassant la barre des 70 milliards de dollars.
Un autre aspect à considérer est notre faible pression fiscale actuelle, qui se situe à 12%, soit 6 points de moins que la moyenne régionale. Il est impératif de maintenir une trajectoire ascendante pour atteindre la moyenne régionale d’ici 2026.
En ce qui concerne la mobilisation des ressources internes, nous devons explorer des moyens d’élargir l’assiette fiscale tout en exploitant notre souveraineté monétaire, notamment en rationalisant l’exploitation de nos ressources aurifères et en favorisant leur rachat et raffinage par la Banque Centrale de la République de Guinée.
Enfin, je tiens à souligner que notre pays a un rôle important à jouer en tant que lien entre la zone ZMAO et la zone CFA dans le cadre du projet de la monnaie unique ouest-africaine.
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Cela nous positionne comme un partenaire clé de la Fédération du Nigéria, avec laquelle nous formerons un partenariat similaire au couple franco-allemand, devenant ainsi un moteur de la construction économique et, éventuellement, confédérale de l’Afrique de l’Ouest. Cette démarche place notre nation en avant-garde de la Confédération Africaine.
Je tiens à exprimer ma gratitude envers les ministres de l’Économie et des Finances, du Budget, du Plan et de la Coopération Internationale, ainsi que le Gouverneur de la Banque Centrale et leurs équipes pour leur engagement et leurs disponibilités habituelles à répondre aux sollicitations de clarification et diverses contributions au sein des commissions et inter commissions.
En concluant, je réaffirme au nom des honorables conseillers nationaux, notre détermination à faire progresser notre nation vers de nouveaux sommets économiques, tout en restant fidèles à nos principes de justice sociale, de transparence, de responsabilité et d’inclusion.
Vive la République ! Je vous remercie.
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