Leguide.info : depuis lundi dernier un drame secoue la République de Guinée. Un immeuble en construction s’écroule à Matoto. Il était destiné aux logements sociaux, un projet du gouvernement de transition. l’enquête est en cours mais des éléments commencent à attirer l’attention de l’opinion. Un premier mouvement du bâtiment aurait été ressenti depuis samedi dernier soit deux jours avant le drame. La capacité de la fondation aussi est mise en cause. Elle serait faite pour seulement quatre dalles et non six comme ce fut le cas. 48h après la catastrophe, les familles éplorées attendent toujours les autorités du pays pour des informations officielles et les salutations d’usages.
« Pour le mouvement du bâtiment, nous c’est seulement après l’accident que nous avons compris cela. On avait un ami là-bas , c’est un menuisier, il a dit que le premier mouvement du bâtiment c’était le samedi (et l’accident s’est produit le lundi qui a suivi), ndlr. Les deux étages ont vibré. Nous on nettoyait là-bas parce qu’une délégation était attendue le lundi. On a arrêté le travail vers 15h, mais il a soufflé cela à un de ses amis menuisier, il lui dit mon gars, il ya un mouvement. Ce dernier lui a dit tais-toi, ici c’est un endroit public. Il ne faut pas déclarer d’abord», regrette un rescapé qui dit avoir sauté du troisième étage pour se sauver.
Sur le cas de la fondation qui sème le doute dans la cité aussi le même survivant témoigne avoir entendu la rumeur.
« Mais pour la fondation, nous avions entendu des rumeurs soi-disant que le blanc qui a géré dans l’autre bâtiment a discuté avec notre patron. C’est à lui qu’on a retiré le contrat. Il est venu dire que la fondation n’est pas bonne. Elle doit être renforcée. Mais que le patron a dit de continuer. La fondation était destinée à supporter quatre dalles, de l’autre côté ont construit quatre dalles pour trois appartements. Mais ici nous on a monté jusqu’à six c’est la septième qui est la petite. C’est elle on venait fini coulage et puis le bâtiment s’est effondré. »
En attendant les conclusions de l’enquête, les témoignages des rescapés sont les seuls que les familles de victimes peuvent considérer comme des faits réels.